• FLEUR DE NEIGE, LISA SEE

    [book] Fleur de Neige ∞ Review

    F I C H E   D U   L I V R E

    Titre : Fleur de Neige
    Auteur : Lisa See
    Nombre de pages : 404 pages
    Genre : Roman historique
    Éditeur : Flammarion, 2014

    S Y N O P S I S

       Dans la Chine du XIXe siècle, le destin de deux jeunes filles est lié à tout jamais. Fleur de Lis, fille de paysans, et Fleur de Neige, d'origine aristocratique, sont nées la même année, le même jour, à la même heure. Tous les signes concordent : elles seront laotong, âmes sœurs pour l'éternité. Les deux fillettes grandissent, mais si leur amour ne cesse de croître, la vie s'acharne à les séparer. Alors que la famille de Fleur de Neige tombe en disgrâce et que la jeune fille contracte le mariage le plus infamant qui soit, Fleur de Lis, par son union, acquiert reconnaissance et prospérité. L'amitié sacrée des deux femmes survivra-t-elle au fossé que le destin a creusé entre elles ?

    (c) BABELIO

    M Y   I M P R E S S I O N (attention spoilers)

       Étant amatrice de l'histoire et de la culture asiatiques, je déplore souvent que les romans se déroulant en Asie soient peu mis en avant (pour trouver celui-ci, j'ai dû passer des heures sur la bibliothèque Kindle -_- Donc si vous avez des suggestions, n'hésitez pas !). Jusqu'à présent, je tombais principalement sur des romans qui relèvent plus de l'exotisme, sans véritable "âme" : écrit par des Occidentaux pour des Occidentaux, or je recherchais désespérément une certaine authenticité et je pense l'avoir trouvée dans ce roman.

    Les fausses couches étaient monnaie courante dans notre district et les femmes n'étaient pas censées y attacher une grande importance, surtout s'il s'agissait d'une fille. Quant à la mort d'un nouveau-né, elle ne s'avérait dramatique que si l'enfant était un garçon. Dans le cas contraire, les parents étaient le plus souvent soulagés : cela ferait une bouche de moins à nourrir.

       Dans un premier temps, le roman aborde la vie quotidienne des paysans et leurs difficultés à travers la description de la petite enfance de Fleur de Lis, on découvre ainsi le quotidien des Chinois au 19e siècle, époque peu connue et peu évoquée dans les romans actuels, mais l'originalité de ce roman est qu'il se focalise vraiment sur la femme et ses conditions de vie, et plus particulièrement sur une enfant. À travers son regard, tout un flot d'émotions nous traverse par rapport à la misère, à la place des femmes "à l'étage" de la maison et surtout par rapport à plusieurs pratiques et coutumes de l'époque. En effet, le roman va nous parler d'une pratique assez connue : le bandage des pieds. Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, cette pratique a été très longtemps associée dans mon esprit à la Chine. Lorsque j'étais enfant j'avais vu un reportage qui en parlait et j'ai ensuite été persuadée que la coutume existait depuis des siècles et existait encore à l'heure actuelle : j'avais été traumatisée. Et ce roman m'a tout de suite rappelé les photos que j'avais eu l'occasion de voir à travers ce reportage, mais les mots étaient encore plus tranchants et incisifs, j'étais vraiment dégoutée en lisant les pages et j'ai eu envie de refermer le livre à plusieurs reprises tant je trouvais ça "dégueulasse". Mais je pense que c'était important que le livre en parle car je pense qu'on connait mal la pratique. Personnellement, je pensais juste qu'elle se bandait les pieds, avaient mal mais que c'était sans danger... Erreur fatale, on pouvait en mourir et si le bandage était mal fait, on se retrouvait avec des moignons, handicapée et la douleur pouvait persister jusqu'à la fin de nos jours... Cette cruauté fut vraiment un choc pour moi et je me suis demandée pourquoi on infligeait ça à des petites filles... tout ça pour avoir des petits pieds en forme de lotus... c'était vraiment barbare quand on pense à toute la souffrance que de ces petites filles et de ces femmes. Cette partie du roman m'a vraiment beaucoup touchée et j'avais envie de pleurer avec elle. 

       Outre cet aspect, j'ai apprécié découvrir les cérémonies funéraires, de mariage (toute l'histoire de la préparation du trousseau), j'avais vraiment l'impression de vivre avec cette famille au fil des pages et de découvrir les difficultés de la vie en même temps qu'elle. Un aspect qui m'a tout particulièrement intéressée est le "nu shu". Je n'avais jamais entendu ce terme avant (ni ma prof de chinois d'ailleurs), il s'agit d'une langue secrète que les femmes utilisaient entre elles à l'époque dans certaines régions chinoises, c'était un moyen de parler entre elles sans que les hommes puissent comprendre... Ce "langage féminin" a vraiment suscité mon intérêt et je trouve dommage que cette écriture se soit perdue à l'heure actuelle car elle faisait partie du patrimoine chinois quand on pense à ses origines et son utilisation, ce roman a donc le mérite de remettre en avant une pratique désormais oubliée. 

    Pour que mes pieds soient considérés comme parfaits, il fallait qu'ils obéissent après le bandage aux sept critères suivants : ils devaient être minuscules, étroits, élancés, pointus et cambrés, tout en restant parfumés et doux au toucher.

       Le lien qui unit les deux petites filles "laotong" est également intéressant car il permet de mettre en parallèle le destin de deux petites filles qui n'auraient jamais dû se rencontrer dans une société où les classes étaient bien cloisonnées. L'histoire de Fleur de Neige est vraiment très triste car on découvre que l'aristocratie peut aussi tout perdre très rapidement mais qu'il faut tout faire pour sauver les apparences et l'impact que cela aura sur sa relation avec Fleur de Lis. Malgré tout, une amitié profonde nait entre les deux petites filles et transcende la société chinoise si cloisonnée, néanmoins, on perçoit une vérité douloureuse qui se cache derrière tout ça et j'ai été très touchée par la fin quand Fleur de Neige se rend compte que Fleur de Lis n'a jamais cessé de l'aimer... Cela m'a peinée de voir qu'elles s'étaient éloignées pour des raisons un peu stupides et qu'elles avaient eu tant de mal à se retrouver, et de percevoir les nombreux regrets... Leur amitié est vraiment très belle (même si certains passages m'ont fait un peu douter : s'agissait-il entièrement d'amitié ? N'y aurait-il pas quelque chose de plus profond qui se cache derrière, donnant naissance à la jalousie ?).

       Les deux petites filles sont assez attachantes, mais les aitres personnages sont plus distants, froids. On a l'impression qu'il n'y a pas beaucoup d'attaches entre les parents et leurs enfants, qu'ils sont là simplement pour accomplir leurs devoirs... Mais c'est quelque chose que j'ai retrouvée dans d'autres romans se déroulant dans des contextes similaires, je suppose que les relations entre les membres d'une même famille ont évolué avec le temps et qu'on ne s'attachait pas aux enfants car on savait que la vie était fragile et que la mort guettait (cela ne m'a pas empêché de vouloir frapper les parents de Fleur de Lis, sa tante et son oncle ont quand même semblé plus humains).

    Dans l'espoir que ma famille me témoigne la plus élémentaire tendresse, j'ai accepté comme on l'a exigé de moi d'avoir les plus petits pieds bandés du district - et donc que mes os soient brisés, broyés, remodelés. Lorsque la souffrance s'avérait insoutenable et que mes larmes mouillaient mes bandages ensanglantés, ma mère venait me parler à l'oreille et m'encourageait à supporter une heure, un jour, une semaine de tourments supplémentaire, en me rappelant le bonheur qui m'attendait si je tenais bon un peu plus longtemps. Elle m'enseignait ainsi à endurer - non seulement les souffrances physiques liées au bandage et plus tard la grossesse, mais la douleur plus souterraine qui affecte notre coeur et notre âme. Elle mettait aussi l'accent sur mes défauts et m'apprenait à m'en servir, à les retourner en ma faveur. Dans notre contrée, nous appelons teng ai ce type d'amour maternel. Mon fils m'a expliqué que, dans l'écriture des hommes, il se compose de deux caractères : le premier signifie douleur, le second amour. Tel est l'amour maternel."

       Pour finir, j'ai aimé que Fleur de Lis prenne en charge la narration et qu'elle dise au début qu'elle va nous raconter notre histoire et qu'à la fin elle dise qu'elle a mis son histoire par écrit car cela confère au roman une véritable authenticité, on a l'impression qu'il s'agit d'une histoire vraie, qu'une dame âgée décide de mettre par écrit pour qu'on garde une trace de sa vie (un peu comme des mémoires), faisant plonger le lecteur dans l'intimité d'une personne, mettant en avant la sincérité du personnage... On avait l'impression que cette histoire aurait pu exister (certaines femmes ont d'ailleurs dû avoir des destins fort semblables à celui des personnages du roman). Ce roman a vraiment le don de nous transporter sur un autre continent à une autre époque grâce à ses très belles descriptions de la société chinoise du 19e siècle à travers une amitié qui n'a rien de banal. 

    Pour aller plus loin :

    • Site sur le nu shu • Article sur le nu shu (wikipédia) • Article sur le nu shu (en anglais) • Article sur le bandage des pieds (wikipédia) • Article sur les laotong (en anglais) •

    E N   C O N C L U S I O N

    ★★★★★

       Un roman passionnant que je conseille à tous les amoureux de la culture asiatique : ce livre est riche en connaissances sur les traditions de l'époque. J'ai apprécié que l'histoire se concentre sur la condition de la femme dans la Chine du 19e siècle et de découvrir un roman où la romance n'est pas omniprésente mais qui met en avant d'autres valeurs et d'autres éléments. L'auteur s'est fortement documentée pour écrire ce roman et c'est un véritable plaisir de se divertir tout en apprenant de nombreuses choses. 9/10. 

    S.


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  • LES MARIÉS DU BLITZ, HELEN BRYAN

    [book] Les mariés du Blitz ∞ Review

    F I C H E   D U   L I V R E

    Titre : Les mariés du Blitz
    Auteur : Helen Bryan
    Nombre de pages : 520 pages
    Genre : Roman historique
    Éditeur : AmazonCrossing, 2016

    S Y N O P S I S

       La guerre fait rage aux portes de l’Angleterre, et c’est toute la petite bourgade de Crowmarsh Priors qui se trouve ébranlée. Avec l’arrivée des enfants londoniens de la capitale, les raids aériens, le rationnement… les habitants s’organisent dans leur nouveau quotidien. Parmi eux, cinq femmes noueront une amitié indéfectible malgré les épreuves de la guerre. Qu’elles soient fille du révérend au cœur brisé par la rupture de ses fiançailles, jeune Américaine fraîchement arrivée au village, évacuée de Londres en quête d’une nouvelle vie, réfugiée juive, ou encore jeune londonienne intrépide, leur amitié les changera à jamais et leur loyauté les unes envers les autres ne flanchera pas. Cinquante ans plus tard, quatre d’entre elles retournent au village pour les commémorations du 8 mai 1945. Mais célébrer la fin de la guerre ne les intéresse pas : elles reviennent pour venger la cinquième.

    (c) AMAZON

    M Y   I M P R E S S I O N (attention spoilers)

       Au vu de mes dernières lectures, ce livre revenait souvent dans mes suggestions, mais j'avoue que j'ai longtemps hésité avant de l'acheter et encore plus avant de me lancer dans la lecture (je pense qu'il était dans ma bibliothèque kindle depuis 8 mois lol) car je trouvais que la couverture ne donnait pas très envie, je pensais que l'histoire allait tourner autour d'un seul couple séparé par la guerre et surtout j'ignorais ce que le terme Blitz signifiait. J'ai longtemps pensé que c'était le nom d'un quartier et cela ne suffisait pas pour attirer mon attention, mais j'ai eu bien tort. En effet, le Blitz n'est point un "quartier" en Angleterre comme je le pensais, mais la période durant laquelle l'armée allemande a bombardé l'Angleterre lors de la Seconde Guerre mondiale (7 septembre 1940-21 mai 1941). En s'intéressant à cette période, le roman m'a permis de découvrir tout un pan de l'histoire que je ne connaissais pas. En effet, je croyais que l'Angleterre avait été très peu touchée par la guerre, que le pays était trop loin, protégé par la mer et qu'il se contentait d'héberger les gouvernements en exil et d'envoyer une aide ponctuelle sur le continent, ce roman m'a donc permis de me rendre compte d'à quel point je me fourvoyais à ce sujet et d'en apprendre un peu plus sur une période qui me passionne.

    Dans les bonnes familles de La Nouvelle-Orléans les filles se mariaient jeunes, à moins de prendre le voile, et ensuite leur bonheur dépendait de leur capacité à gérer ménage et mari. Sinon…

       Si le roman commence en 1995 en parlant des commémorations des 50 ans de la fin de la guerre, on est ensuite très vite plongés à la fin des années 1930 en Autriche dans une famille juive. L'histoire de Tanni est bien triste mais fort semblable à celle que des milliers de Juifs en Europe ont connu : elle vivait dans un foyer aisé, elle avait passé une enfance heureuse, mais l'antisémitisme prégnant dans la région avait rapidement bouleversé sa vie et celle de sa famille. À travers son personnage, on découvre une jeune fille qui ne comprend pas vraiment la situation (pourquoi ne peut-elle plus aller à l'école ?), qui s'interroge quant aux disputes fréquentes de ses parents et la peur qui nait en eux. Comme beaucoup de familles juives, celle de Tanni songe à s'enfuir en Angleterre, mais elle attend un peu trop... Alors, je sais que ce n'est qu'un roman, mais j'ai l'impression que c'est un événement assez récurrent : ils veulent s'enfuir, mais attendent trop longtemps et se font arrêter, et à chaque fois, quand je lis ces passages, cela a le même effet sur moi, je me suis tellement impuissante, dégoutée et atterrée... Parfois, ce n'est que pour une question d'heure ou de jours, alors c'est vraiment frustrant de penser à toutes ces familles qui auraient pu être sauvées mais qui ont connu l'horreur de la déportation et des camps juste pour une **** question de timing. Mais pour en revenir au roman, Tanni réussit à atteindre l'Angleterre en épousant un professeur juif qui y travaillait, alors que ses parents restent en Autriche et tentent de lui envoyer ses deux petites soeurs grâce au Kindertransport (autre élément historique que j'ai découvert grâce à ce roman). 

       En Angleterre, Tanni vit dans un premier temps à Londres mais lorsque les bombardements commencent, elle est évacuée comme beaucoup d'autres à la campagne et c'est ainsi qu'elle atterrit à Crowmarsh Priors dans le Sussex et y fait la connaissance d'Elsie, Frances, Alice et Evangeline. Elsie était une adolescente des bas quartiers de Londres trop vieille pour être évacuée par le même programme que ses frères et soeurs, mais qui a été placée comme bonne à la campagne, Frances quant à elle est une riche héritière anglaise à la réputation sulfureuse que son père envoie à la campagne chez sa tante pour la "surveiller", Alice est une jeune institutrice, fille de l'ancien révérend, effacée, terne, qui a leur coeur brisé depuis que son fiancé l'a quittée pour une américaine, Evangeline - qui vient terminé le petit groupe. Les cinq femmes ont chacune leur propre personnalité, certaines s'entendent mieux que d'autres, mais la guerre va vraiment les rapprocher et les faire grandir et évoluer (j'ai quand même eu beaucoup du mal à apprécier Evangeline, j'ai trouvé ce qu'elle a fait à Alice vraiment horrible : elle s'est jetée à la tête d'un homme juste pour cacher sa grossesse, brisant le coeur de celle qui l'aimait vraiment et devant l'épouser... je crois que je suis trop sensible à ces histoires car je me fais toujours larguer pour une autre xD). 

    Je me suis rendu compte que les préoccupations communes à toutes les femmes, peu importe l’époque ou le lieu – tomber amoureuse, se marier, fonder une famille, avoir souvent du mal à joindre les deux bouts, ou bien subir le célibat, contraintes et forcées – valaient aussi pour la Seconde Guerre mondiale. Durant cette période sombre de leur vie, et malgré le rationnement, la peur de l’invasion et le lourd fardeau que l’effort de guerre leur imposait, quantité de femmes ont mené une bataille personnelle pour vivre à peu près normalement. Elles firent preuve du genre de courage qui n’est jamais mentionné dans les livres d’histoire.

       J'ai aimé comment le roman arrive à conserver l'intérêt du lecteur tout au long des 500 pages, pas une fois on a envie de passer des pages, on s'attache aux personnages, on a envie d'en apprendre plus sur leur quotidien (braconnage, arriver à gérer la vie quotidienne avec le rationnement, participer à l'effort de guerre, intégration à la home guard et les land girls), en plus, l'auteur y a subtilement ajouté d'autres événements qui tient le lecteur intéressé (les recherches pour retrouver les soeurs de Tanni et les faire rentrer illégalement en Angleterre, le "traitre" qui donne les indications sur la météo aux Allemands pour les bombardements, une femme qui devient espionne etc.). Le roman s'appuie également sur beaucoup de recherches et le contexte historique est bien maitrisé (on parle aussi de la situation des mulâtres à la Nouvelles-Orléans à l'époque, le sort des couples mixtes), on apprend énormément de choses et on se laisse transporter, même si on ne peut se défaire d'une certaine tristesse tout au long de la lecture quand on pense au sort des Juifs (voir que les gens n'étaient pas du tout au courant des camps, qu'on en parlait pas dans la presse anglaise) et de voir que tant de familles ont été séparées et incapables de se retrouver.

    Le mariage était une bénédiction mais aussi, d’après son expérience, une couronne d’épines.

       Selon moi le roman a très peu de points faibles, si je devais en émettre, je dirais que la partie qui se passe en 1995 (surtout au début du roman) m'a laissée de marbre, j'avais hâte qu'elle se termine (même si elle n'est pas très longue heureusement), j'ai aussi eu un peu de mal avec tous les prénoms des personnages féminins, j'avais du mal parfois à savoir qui était qui car parfois on les appelait par leurs noms de famille, parfois par leurs prénoms et il fallait suivre. La fin est aussi ce qui m'a le plus déçue. Elle n'est pas horrible, loin de là, mais selon moi, trop de questions sont restées sans réponse : quel est le sort du bébé de Frances ? Quel est le contenu de la lettre qui a "porté" le coup fatal au révérend ? Pourquoi les jumelles n'ont pas été retrouvées ? Quid de la vie de Richard après la fin de la guerre ? De plus, je suis un peu sceptique par rapport à la morale de l'histoire car à la fin, les personnages se font justice eux-mêmes et je me demande si les véritables victimes auraient réagi ainsi... 

    Pour aller plus loin :

    Article sur l'évacuation des civils • Article sur le Blitz • Bataille d'Angleterre • Vie quotidienne des femmes anglaise (photos)Rôle des femmes dans la Seconde Guerre mondiale • Article sur la Home Guard • Article sur la S.O.E • Article sur les Land Girls (en anglais)Unités auxiliaires •

    Merci à Netgalley de m'avoir fait découvrir ce livre.

    E N   C O N C L U S I O N

    ★★★★☆

       Un roman que j'ai apprécié de lire, avec une écriture agréable, une intrigue bien ficelée, une touche de romance, peut-être un peu déçue par la fin qui manque de détails à mon gout. Mais ce roman m'a permis d'approfondir ma connaissance sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et pour moi il s'agit d'un élément primordial. Je le conseille à tous ceux qui aiment les romans historiques. 8/10. 

    S.


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  • GIRLBOSS #1

    [série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)

    F I C H E   D E   L A   S E R I E

    Titre original : Girlboss
    Année : 2017
    Episodes : 13 (30 minutes)
    Genre : Comédie
    Chaîne de diffusion : Netflix

    S Y N O P S I S

       Rebelle et fauchée, Sophia se bat pour créer un véritable empire en ligne tout en apprenant à être la patronne. Une série comique inspirée du best-seller Girlboss de Sophia Amoruso, la fondatrice du site Nasty Gal.

    (c) ALLOCINE

    M Y   I M P R E S S I O N (attention spoilers)

       C'est en fouillant sur les nouveautés Netflix que je suis tombée sur cette série et au vu des très bonnes critiques, je me suis lancée, en plus, le rôle principal est tenu par Britt Robertson une actrice que j'aime beaucoup et j'avais l'espoir de pouvoir enfin la voir dans une série qui cartonnait (jusqu'ici, je l'avais vue uniquement dans des séries qui n'avaient pas fait long feu : Life UnexpectedThe Secret CircleUnder the Dome), en plus, elle est brune dans cette série, ce qui change un peu et lui donne un air plus adulte. Mais quelle ne fut pas ma déception... Autant le dire tout de suite, cette série ne m'a pas du tout accrochée. J'y suis pourtant allée avec beaucoup d'optimisme, mais elle n'a pas su captiver mon intérêt, au final j'ai fait défiler les épisodes les uns après les autres juste pour en finir et pouvoir écrire une critique complète sur l'ensemble de la saison. Heureusement pour moi, la saison n'est pas trop longue, j'ai bien aimé le format de 13 épisodes de 30 minutes (même si le premier épisode est un peu plus long), ça permet d'enfiler les épisodes les uns après les autres sans y perdre une semaine et j'ai été ravie que la plupart des épisodes s'approchent plus des 25 que des 30 minutes : encore une économie de temps !

    [série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)[série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)

    [série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)[série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)

       Pourquoi tant de haine me direz-vous ? Je ne sais pas. Je suis juste peut-être fatiguée de toutes ces séries qui tournent autour du cul et de personnages beaucoup trop extravagants pour moi. Parce que oui, j'ai trouvé l'humour de la série vraiment très lourd (même si j'ai ri quelques fois quand même) et j'ai trouvé les personnages principaux vraiment antipathiques. Oui, l'idée que Sophia fasse fortune grâce à ebay après des années de galère où tout le monde (y compris son père) la traitait comme une bonne à rien m'a plue, j'ai trouvé génial qu'une fille en qui personne ne croyait arrive à monter son affaire et à devenir riche (une belle success story comme les Américains en raffolent et l'histoire vraie de Sophia Amoruso), mais le comportement et la personnalité de Sophia m'ont vraiment déplu. Je suis peut-être trop coincée, trop vieux jeu, mais je l'ai trouvée beaucoup trop décalée pour moi. J'aime bien les personnages un peu torturés, mais le problème ici c'est que j'ai trouvé Sophia assez vulgaire (peut-être à cause de son franc parler ?). Pour moi, cette série est un peu à l'image de ce qui se trouve partout à la TV en ce moment : une jeune femme menant une vie débridée, beaucoup de scènes de sexe, des personnages gays stéréotypés, etc. J'ai quand même aimé le fait que c'était inspiré d'une histoire vraie, ça donne un peu de profondeur à la série malgré tout. Autre point qui m'a un peu dérangée, le côté très 60'/70' du look de l'héroïne. Alors, oui je sais, cela revient à la mode et Sophia a un bon sens de la mode, mais en toute sincérité, c'est un style que je n'apprécie pas du tout. Les chansons de la série sont quand même sympa. Il y a un peu de romance, mais une fois de plus, le couple n'a pas su me transporter. 

    [série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)[série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)

    [série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)[série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)

       Même si mon avis est assez négatif, il ne faut pas pour autant croire que j'ai détesté la série. Disons plutôt que j'en attendais beaucoup et que j'ai été déçue par ce que j'ai trouvé. Je ne pense pas néanmoins que la série est à jeter. Je pense que si je l'avais regardé sans grandes espérances en me faisant un épisode de temps en temps, cela aurait été beaucoup moins indigeste, mais pour moi, on est loin des séries addictives. J'ai vu que plusieurs fans avaient fait une pétition pour une saison 2, mais j'espère vraiment qu'il n'y en aura pas car j'ai beaucoup de mal à abandonner les séries avant qu'elles soient finies or je n'ai pas très envie de me forcer à regarder d'autres épisodes de celle-ci.

    [série US] Girlboss ∞ Review (Saison 1)

    Crédits pour les gifs

    E N   C O N C L U S I O N

       Cette série est une petite déception en ce qui me concerne. J'avais lu de très bonnes critiques et je m'attendais donc à être emballée par la série, mais au final, je me suis beaucoup ennuyée et j'ai regardé les épisodes d'un oeil très distrait juste pour dire que j'avais terminé la saison ! 6/10. 

    S.


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  • [sport] Mens sana in corpore sano ∞ Comment se mettre à la course à pied ?

       Un article sur le sport sur mon blog... Vous devez penser que je suis tombée sur la tête, mais non... Pas du tout. C'est même un article dont la rédaction me trotte dans la tête depuis un certain temps, comme quoi tout est possible. Les personnes qui me connaissent un minimum savent que je suis allergique au sport et que je préfère de loin rester toute la journée dans mon lit à mater des séries en mangeant du chocolat. J'ai pourtant fait beaucoup de sport "dans ma jeunesse" : dix ans de karaté et de danse classique, deux ans de basket et de natation, plusieurs stages multi-sports pendant les vacances... Ce n'était pas toujours par choix, parfois je découvrais des sports qui me plaisaient (kin ball, badminton), mais la plupart du temps, me rendre au cours de sport me semblait être une montagne insurmontable, en particulier quand je savais que j'allais devoir courir. La course à pied a toujours été ma bête noire, déjà en primaire je préférais rester à la traine et marcher rapidement plutôt que de courir, et cela ne s'est pas arrangé avec les années : j'étais vite à bout de souffle, j'avais mal partout, j'avais des pointes, je transpirais comme un porc... Rien de très ragoutant me direz-vous. À l'université, quand j'ai commencé à prendre de plus en plus de poids, j'ai cherché un sport qui pourrait me convenir et m'aiderait à obtenir une silhouette svelte et élancée, par désespoir de cause, je m'étais lancée dans le vélo d'appartement, j'aimais bien, c'était pratique de pédaler devant une série, mais très vite, j'ai abandonné... Je n'étais pas très assidue, et j'avais l'impression que cela n'avait aucun effet sur les parties dont je voulais gommer la graisse (ventre, hanches). J'avais donc rapidement retrouvé le confort de mon lit et ma fainéantise légendaire.

       Et puis un jour, un événement vint tout basculer dans ma vie monotone : l'arrivée de Spyke. Spyke, pour ceux qui l'ignorent, c'est mon gros bébé de border collie dont les photos inondent mon compte instagram (même si techniquement c'est le chien de mon frère, j'ai endossé rapidement le rôle de "dog-sitter" et de maman de substitution). Comment un chien a-t-il pu changer mon rapport au sport et plus particulièrement à la course à pied ? Tout simplement parce que c'est un chien qui a besoin de beaucoup d'exercices, sauf que ma famille est plutôt casanière et les premiers mois de son arrivée chez nous, il avait juste droit à une rapide ballade le matin en compagnie du bichon, voire le soir s'il avait de la chance. J'ai eu pitié de lui. Oui, quand il me regarde avec ses grands yeux de chien tout malheureux rêvant d'une longue promenade de plusieurs kilomètres, je craque... J'ai craqué. Complètement. Je me suis dis que c'était l'occasion où jamais de me mettre à courir, que même si moi je détestais ça, au moins lui, il allait y prendre du plaisir, et qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour faire plaisir à l'être qui nous est le plus cher, hein ? ^^ Donc voilà, quelques mois après son arrivée dans la famille, je me suis lancée, ce fut dur, très dur, il m'aura fallu quasi 4 ans pour atteindre un niveau convenable, mais maintenant que je suis +/- satisfaite, je pense que je vais pouvoir partager mon expérience avec vous.

    • Matériel

       Je suis très radine et mes parents n'avaient pas très envie de m'acheter tout un équipement pour aller courir surtout qu'ils pensaient que j'allais très vite abandonner, j'ai donc acheté mon équipement petit à petit, au fur et à mesure que je montrais que j'avais envie de persister et que je n'abandonnais pas (même s'il y a eu plusieurs pauses dans mon "entrainement" qui ont duré plusieurs mois).

       J'ai donc commencé à courir avec mes vieilles baskets du lycée... Elles n'étaient pas idéales pour de longues distances, mais comme j'ai commencé par des distances très courtes, elles ont fait l'affaire. Je mettais un vieux t-shirt (j'ai hérité de tous les t-shirts de sport de mon frère trop petits pour lui, des t-shirts qu'on recevait gratuitement à la banque, à l'hôtel, etc. : je faisais de la publicité pour toutes les entreprises de la région à mes débuts mdr), un pantalon de sport démodé que je gardais pour trainer à la maison (ou le short d'un pyjama en été : oui, j'ai couru avec un petit short en coton rose bonbon avec des petits cochons dessus lol). On peut en quelque sorte parler de recyclage quand on parle de ma tenue à mes débuts, mais ça ne servait à rien de dépenser des centaines d'euros dans quelque chose que j'aurais peut-être utilisé trois fois. J'ai donc retiré de la motivation grâce à mes tenues hautes en couleurs : si je persévérais, je pourrais m'acheter des éléments plus à la mode et plus adapté (j'aurais moins honte de sortir lol). Le seul investissement que j'ai fait dès le départ, c'est un soutien-gorge de sport. Je crois que pour une fille, c'est vraiment très important d'avoir un véritable soutien-gorge adapté à notre activité sportive car j'ai testé le soutien-gorge normal, mais avec les seins qui étaient ballotés dans tous les sens, ce n'était pas l'idéal. Je m'étais donc rendue dans un magasin de sport pour obtenir des conseils, mais je suis tombée sur des incapables... Au point que j'ai dû demander conseil à mon papa... (Oui, mon papa, vous n'imaginez pas à quel point son visage était rouge lorsqu'il se trouvait avec moi au rayon des soutiens-gorge à la recherche du Saint Graal, le pauvre lol). Pour le sport, il existe deux types de soutien-gorge : la simple brassière et le soutien-gorge qui soutient plus. Perso j'ai les deux et ce que j'ai retenu par rapport à ma poitrine (je fais du 90C), c'est qu'il faut vraiment que le bas du soutien-gorge soutienne bien quitte à ce qu'il serre un peu trop la taille pour s'assurer que quand on court ils ne se fassent pas la malle (j'ai déjà eu le cas d'un soutien qui est remonté quand je me suis mise à courir... ce n'était pas l'idéal).

       Au fur et à mesure, j'ai néanmoins construit ma petite collection de vêtements de sport. Après le soutien-gorge, mon autre gros achat fut les chaussures de sport (quand j'ai commencé à courir de plus en plus, mes vieilles baskets ont fini par se trouer lol). Pour ça, je m'étais rendue chez décathlon afin d'obtenir quelques conseils, je me suis notamment rendue compte que je devais prendre une pointure au-dessus (41 alors qu'en général je fais du 39-40), et qu'il fallait choisir une chaussure en fonction des kilomètres qu'on courrait etc. J'ai été très bien conseillée et plusieurs années plus tard, je les utilise encore. Sinon, pour le reste, j'achète beaucoup sur internet. Je suis un peu superficielle, j'aime beaucoup les vêtements de marque, donc j'ai jeté mon dévolu sur la marque Nike pour mes shorts/collants de course/soutien-gorge. Mon "petit truc" c'est d'être attentive aux ventes privées, notamment sur Zalando Lounge. Ils font de temps en temps des ventes spéciales Nike, et une fois qu'on connait sa taille, on peut y dénicher de bonnes affaires. Dans la marque Nike, je prends généralement du L pour les soutiens-gorge, M pour les collants (parfois ça semble un peu petit au premier essayage, mais ça se détend au fil des lavages et des utilisations, donc je trouve que c'est préférable car si je prends plus grand, il me soutiendra moins à la taille : l'élastique à la taille est vraiment très important, c'est pour ça que je préfère les collants pour courir car j'ai déjà pris un pantalon en coton chez adidas mais il ne soutenait pas assez à la taille et quand je cours, il descend... ce qui est TRES chiant), M pour les shorts (pour les shorts, si vous avez comme moi le haut des cuisses qui se touchent, je vous conseille un cycliste, un short un peu plus long, ou un short comme celui-ci car quand vous courez, si vous avez un simple short, il se peut qu'il remonte un peu et donc que vos cuisses se touchent, le frottement pourrait causer une irritation, et ce n'est pas très agréable). Dernier conseil, pensez à prendre un pantalon ou un short avec une poche, ça peut toujours être utile pour glisser vos clés, un mouchoir ou un peu d'argent.

    [sport] Mens sana in corpore sano ∞ Comment se mettre à la course à pied ?

       Pour l'hiver, j'ai également acheté quelques sweats. J'avais voulu acheter une veste spéciale ou un haut pour l'hiver, mais je trouve que les prix peuvent vraiment être exorbitants quand on achète dans des magasins spécialisés. Mon système D a été d'acheter des sweats dans la collection homme au C&A avec capuche et poche kangourou sur le ventre comme celui-ci. Le prix est vraiment démocratique, il tient bien chaud quand on court en hiver et au printemps/automne, j'en mets un aussi pour le début de ma course (car j'ai un peu froid), je le retire ensuite et le noue autour de ma taille et quand j'ai terminé, je le remets pour éviter d'attraper froid. La capuche est utile aussi quand il y a un peu de vent et qu'on transpire beaucoup de la tête, quant à la poche sur le ventre, je l'utilise principalement pour y mettre la laisse de mon chien. Et pourquoi le modèle pour homme ? Tout simplement parce qu'il tombe plus droit, il est plus long et les collections pour hommes sont souvent moins chères. Je ne sais pas si c'est l'idéal pour la transpiration et laisser passer l'air etc., mais j'en ai de toutes les couleurs et j'en suis ravie (en plus, vous pouvez même les mettre chez vous en hiver quand vous avez froid, à l'intérieur ils sont tout doux ^^).

       À part l'équipement vestimentaire, un autre élément qui me semble être primordial : le téléphone portable. Je crois que c'est THE élément nécessaire à tous les sportifs et ce, pour plusieurs raisons. Déjà, il existe plusieurs applications qui permettent de compter votre vitesse, le dénivelé ou un coach vocal. Personnellement, j'ai longtemps utilisé l'application "Runtastic" (version gratuite) mais je trouvais un peu dommage que le coach vocal s'arrête après quelques kilomètres, de plus, quand j'ai fait la mise à jour de mon téléphone, samsung m'a ajouté automatiquement S Health, j'ai donc fini par supprimer Runtastic et ne plus utiliser que S Health pour gagner un peu de mémoire. J'aime beaucoup S Health car il compte mes pas, s'arrête automatiquement quand je m'arrête de courir, il y a plusieurs programmes, même quand vous atteignez l'objectif de votre session, si vous continuez, il continue de compter vos kilomètres et votre vitesse, elle est quand même bien pratique cette application selon moi. Ensuite, deuxième usage très important du téléphone : la playlist. Je pense que se faire une playlist adaptée à notre rythme est primordial : je ne saurais pas courir sans musique. Déjà, la playlist me donne de nombreux repères (temps, cadence) et surtout, elle me motive énormément. Pour ma part, je fais une playlist qui dure entre 1h et 1h30, j'essaye de commencer par une chanson plus calme pour éviter de commencer trop rapidement, puis je mets des chansons assez rythmées, ce qui permet de calquer mon rythme dessus. Je choisis aussi généralement des chansons en chinois ou en coréen, car quand ce sont des chansons en anglais ou en français, j'ai tendance à me mettre à chanter et après je suis trop vite essoufflée lol Il me semble aussi important de changer fréquemment les chansons de la playlist pour éviter de se lasser et de perdre la motivation. À titre d'informations, voici ma "playlist running" du moment : Ailee, Home ◊ IU, Palette ◊ Monsta X, Beautiful ◊ Big Bang, FXXK IT ◊ Big Bang, Sober ◊ BTS, Not today ◊ Day6, I'm serious ◊ Day6, I wait ◊ Day6, How can I say ◊ Dreamcatcher, Good night ◊ Dreamcatcher, Chase me ◊ Got7, Hard carry ◊ Got7, Never ever ◊ K.A.R.D, Rumor ◊ Laboum, Hwi Hwi ◊ NCT127, Limitless ◊ Winner, Really really. Il m'arrive aussi parfois d'écouter en boucle la même chanson car c'est la chanson qui me motive le plus et qui a le meilleur rythme en ce moment pour moi, c'est notamment le cas avec Winner, Really Really. C'est THE chanson du moment pour moi, alors je me fais plaisir en l'écoutant pendant une heure ^^ 

       Comme dit plus haut, je vais toujours courir avec mon chien, c'est grâce à lui que je n'ai pas lâché l'affaire. En fait, tous les soirs, comme on va souvent courir à la même heure, il m'attend devant ma chambre avec un air de chien battu et donc même quand j'ai la flemme, je me sens tellement coupable en le regardant, que j'y vais ^^. Je prends donc sa laisse et son collier GPS (monsieur avait tendance à s'échapper au début quand on allait courir, maintenant je le suis à la trace). Pour le soir, je lui ai acheté un collier fluorescent qui clignote chez Bel&Bo, c'est très pratique pour le repérer, au point que je le mets à chaque fois quand on sort, même quand il fait encore clair. N'oubliez pas de prendre un gilet fluo pour vous si vous allez courir en fin de soirée !

    • Erreurs commises

    - J'ai commis quelques erreurs à mes débuts et je pense que l'erreur la plus fréquente, c'est de vouloir courir trop vite trop tôt. Alors oui, c'est la honte quand vous avez 25 ans et que vous vous faites dépasser par des hommes de 60 ans, mais je pense qu'il faut chacun aller à son rythme et ne pas se surestimer (du moins au début). Pour ma part, je visais les 5 kilomètres en 30 minutes, ce qui demande un rythme assez soutenu. J'arrivais à le faire sans problèmes au départ, mais après 1 ou 2 kilomètres, j'attrapais extrêmement mal dans le bas du ventre, au point que je devais très souvent faire une pause de 5-10 minutes pour m'en remettre. Autant vous dire que quand vous avez mal, vous perdez la motivation... Au fil des années, j'avais réussi à courir 5 kilomètres non stop en 35 minutes, mais ensuite j'étais bloquée, je n'arrivais pas à aller au-delà de cette distance... J'ai donc changé ma manière d'aborder la course. Déjà, j'utilise le coach vocal "course lente" de S Health : au début il faut aller lentement, quand vous allez trop vite, il vous dit de ralentir ; et j'ai également mis comme première chanson de ma playlist une chanson plus lente pour calquer mon rythme dessus. Et étrangement, ça a fait des miracles. Depuis que j'utilise ça, j'ai largement dépassé les 5 kilomètres à chacune de mes sorties, maintenant je cours 10 km. Par contre, je me fais toujours dépasser par les autres gens, je ne suis pas très rapide (je fais environ 10km en 1h10/1h15, donc ça fait une moyenne de 8km/h environ, ce qui n'est pas énorme, mais au moins j'arrive à atteindre les 10km qui me semblaient si lointains pendant tant d'années). Maintenant, mon objectif est d'essayer de réduire mon temps progressivement tout en gardant la distance de 10km, mon but serait de réussir à boucler cette distance en 1h... On y croit ! ^^

    - Me comparer aux autres fut une autre grosse erreur que j'ai commise. Quand on se met au sport, on cherche parfois un peu la reconnaissance. On printscreen notre record qu'on poste sur facebook ou sur instagram, on se compare à nos amis, membres de la famille... Pour certains, il peut s'agir d'une motivation, mais pour moi, ça a eu l'effet inverse. Qu'est-ce que j'ai souffert quand j'ai posté toute fière le temps de mon premier 10km et qu'on m'a répondu "Avec ce temps, moi je fais 12 km" ou que je cherchais "5km" sur instagram et que je voyais que les gens le faisaient en 25 minutes par exemple... Même des gens qui n'étaient pas très sportifs ou qui étaient plus gros que moi... Cela me mettait le moral au ras des pâquerettes... J'ai donc arrêté de poster mes "records". Désormais, je le garde pour moi, et je me concentre sur mon évolution PERSONNELLE, j'arrête d'essayer de faire comme les autres car chacun est différent.

    - Courir en groupe. Pour beaucoup, courir en groupe est une source de motivation, mais je pense que cela ne convient pas à tout le monde. Il faut vraiment trouver des gens qui ont le même niveau que vous, qui ne vont pas se moquer de vous, etc. J'ai eu la bonne idée d'aller courir avec mon papa à une époque... Lui n'avait plus fait de sport depuis 15 ans, moi je m'entrainais depuis plus d'un an à faire mes 5km, je pensais que ça irait... Erreur fatale. Pour lui, courir avec moi était une motivation : il se donnait à fond pour ne pas craquer avant moi ; mais pour moi, ça a eu l'effet inverse, je n'arrêtais pas de me dire "Comment un vieux de 50 ans peut avoir une meilleure condition physique que moi alors que je m'entraine depuis un an ?!". J'ai fini par décaler mes horaires de course pour aller courir quand il était encore au travail lol  

    - Courir avec du matériel inadapté. Il m'est arrivé, à mes débuts, de faire des mauvais choix. J'ai par exemple une fois essayé d'aller courir avec mes Adidas - Superstar... j'ai bien eu mal aux pieds après. Idem pour le soutien-gorge : si vous avez de la poitrine, trouvez un soutien-gorge qui vous soutienne et qui est vraiment adapté à votre morphologie, ce n'est pas agréable quand vos seins se font la malle en pleine course. J'ai aussi eu des problèmes de chaussettes... J'avais pourtant choisi des chaussettes de sport au magasin, mais elles ne convenaient pas à la fragilité de mes pieds... avec le frottement de la couture, je me suis retrouvé avec des cloques sur tout le pied... 

    • Par où commencer ?

       Pour un grand début, il n'est pas aisé de se lancer. Déjà, c'est dur de trouver la motivation, mais si en plus on ne sait pas quoi faire ni comment, cela peut se révéler compliqué. Il faut d'abord choisir son objectif : quelle distance souhaitez-vous faire  ou quelle durée souhaitez-vous courir ? Mon premier objectif a été de courir 5km non stop. Cela peut sembler peu pour certains, mais pour moi c'était énorme car j'étais incapable de courir 100 mètres non stop à l'époque où j'ai commencé. Ce fut donc un gros challenge et j'avais du mal à trouver comment m'y atteler. Sur Internet, vous trouverez de nombreux planning pour courir vos premiers 5km par exemple, c'est un peu à vous de choisir le planning qui vous semble convenir le mieux. Perso, j'avais commencé en suivant un planning similaire à celui-ci. Je faisais des séances qui peuvent sembler très courtes (courir 1-2 minutes), quand j'en parlais, j'avais vraiment l'impression que les gens me prenaient en pitié, donc ce n'était pas facile, mais d'un côté, je pense que c'est vraiment important de choisir un planning qui vous convienne. Si vous êtes comme moi et pas sportives pour un sou, ne visez pas directement de faire des séances de 10-15 minutes, surtout si vous n'avez aucune endurance. Une fois que vous avez commencé à courir pendant 2 mois, vous saurez tenir 15-20 minutes plus facilement et à partir de là vous pourrez envisager un planning pour apprendre à courir 5km par exemple. 

       Après avoir choisi son objectif, il faut aussi choisir les meilleures conditions de course. Je pense que chacun est différent et peut avoir un avis différent à ce sujet. Personnellement, je déteste courir en groupe et courir sur un tapis dans une salle de sport. Pourquoi ? Je ne supporte pas le regard des autres, ni l'impression d'être comparée aux autres. Je préfère donc courir seule avec mon chien et je privilégie un petit circuit sur la route près de chez moi. Il n'y a pas beaucoup de voitures, ce qui me permet de laisser mon chien courir sans laisse, quand je croise une voiture, j'en profite pour m'arrêter quelques secondes (je culpabilise moins quand j'arrête pour laisser passer la voiture ^^) et je préfère aller courir en fin de soirée car il fait plus frais, il n'y a pas d'autres coureurs. J'ai un gros problème avec le regard des autres, j'ai toujours peur qu'on se moque de moi car je cours bizarrement ou parce que je suis trop lente, je préfère donc courir quand il fait plus sombre, en me disant qu'ainsi on me verra moins et on ne pourra pas me juger... C'était vraiment très important pour moi de "me cacher" surtout à mes débuts, maintenant que j'ai un meilleur rythme et une meilleure endurance, c'est plus facile pour moi quand je croise des gens. De plus, l'endroit où je vais courir est utilisé par le lycée de mon village pour un marathon chaque année, donc il y a un marquage au sol à chaque kilomètre ce qui est utile pour se motiver, en plus je fais à chaque fois le même trajet, donc j'ai pris mes marques, je sais à quel moment ralentir, accélérer, je l'ai bien appréhendé et je pense que c'est important de bien connaitre son parcours pour savoir quel rythme adopter etc.

    [sport] Mens sana in corpore sano ∞ Comment se mettre à la course à pied ?

    • Et maintenant ?

       Maintenant, les résultats me laissent un peu mitigée. J'ai une bien meilleure endurance que par le passé et je suis ravie d'être capable de courir 10km maintenant même si je trouve que mon rythme est encore un peu lent. J'ai aussi plus de souffle, je suis moins essoufflée quand je prends les escaliers. Par contre, je n'ai pas vu un gros changement sur mon poids ni sur mon physique. Je ne pense pas que c'est dû au sport mais plutôt à mon alimentation que je n'ai pas changée (ça c'est un choix, je ne suis pas encore capable de diminuer ma consommation de chocolat lol), j'ai quand même un peu maigri au niveau des hanches. Mais ce qui me motive à continuer (même si maintenant c'est plus facile vu que je n'ai plus ces horribles douleurs dans le bas du ventre depuis que je me fixe 8km/h et pas plus), c'est mon chien. C'est con, mais quand je vois à quel point il devient fou quand je mets mes baskets, quand je vois sa petite frimousse avec ses oreilles relevées devant la porte de ma chambre, ça me donne envie de sortir et de me lancer. Peut-être qu'un jour je viserai un marathon (ou un semi mdrr).


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  • LAS CHICAS DEL CABLE #1

    [série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)

    F I C H E   D E   L A   S E R I E

    Titre original : Las Chicas del Cable / Cable girls
    Année : 2017
    Episodes : 8 (50 minutes)
    Genre : Drame
    Chaîne de diffusion : Netflix

    S Y N O P S I S

       Être une femme en 1928 n'était pas simple. Grâce à leur travail de standardiste, quatre jeunes femmes en quête d'indépendance créent une relation qui va changer leur vie.

    (c) ALLOCINE

    M Y   I M P R E S S I O N (attention spoilers)

       Je suis tombée sur cette série par hasard, elle est apparue dans mes suggestions et n'avait pas vraiment retenu mon attention. Pourquoi ? Tout simplement à cause du titre en espagnol. Même si j'aime beaucoup les séries qui ont un contexte historique, le fait que cela soit une série espagnole m'avait un peu refroidie. J'ai toujours trouvé que les acteurs espagnols surjouaient, que leurs expressions n'étaient pas naturelles, l'intrigue trop lente, et mis à part Un, dos, tres que j'avais découvert comme beaucoup d'autres adolescentes sur M6, j'avais toujours fui les productions espagnoles alors que beaucoup de synopsis m'auraient pourtant intéressée. Pour celle-ci, je me suis lancée uniquement à cause de Netflix et je dois avouer que j'ai bien fait de me lancer car au final ce fut une très belle découverte.

    [série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)[série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)

    [série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)[série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)

       L'intrigue se déroule donc à Madrid dans les années 1920, durant les années folles. À cette époque, la situation espagnole est quelque peu chaotique : plusieurs coups d'état ont échoué, le pouvoir du roi Alphonse XIII est chancelant et comme partout en Europe, les suffragettes se battent pour imposer leurs droits les plus élémentaires. Ce contexte caractérisé par l'instabilité politique m'a tout de suite conquise. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère qui se dégage dans la série avec ses beaux costumes d'époque et ses décors tout droit sortis d'une autre époque. Dès les premières minutes, on est transportés à une autre époque et étant amatrice de complots politiques et autre, j'ai été ravie de voir incorporé dans l'intrigue le problème des écoutes téléphoniques au service de la couronne. J'espère que le contexte politique sera encore plus exploité dans la seconde saison car on n'est pas très loin de l'époque où la République est proclamée et où la famille royale doit s'exiler (1931).

       Ce qui m'a le plus intéressée dans cette série, outre le contexte historique qui m'a beaucoup plu, c'est le rôle central de la femme. En effet, cette série est centrée autour de quatre femmes qui ont des parcours et des personnalités très différentes mais qui se retrouvent liées d'amitié grâce à leur travail. La série se déroule à une époque où la femme aspire à une certaine émancipation et on retrouve cette ambition dans plusieurs épisodes de la série. En particulier avec le personnage de Carlota (Ana Fernández), jeune femme issue d'un milieu aisé avec un père haut gradé dans l'armée, elle participe aux réunions d'un mouvement féministe et désire que les femmes obtiennent les mêmes droits que les hommes. En effet, il faut savoir qu'à cette époque, la femme n'avait pas du tout les mêmes droits qu'une femme européenne à l'heure actuelle. Par exemple, pour retirer de l'argent à la banque, elle avait besoin de l'accord de son mari, elle n'avait pas le droit de divorcer, etc. Beaucoup d'injustices sociales qui se retrouvent ici mises en scène avec le personnage de Ángeles (Maggie Civantos), épouse trompée et battue. La troisième femme de ce quatuor est María (Nadia de Santiago), jeune femme qui vient de la campagne et qui incarne l'évolution de la jeune femme romantique de l'époque ayant reçu une éducation stricte, élevée dans la méfiance envers l'être masculin, mais qui une fois arrivée en ville, s'épanouit. Enfin, le dernier personnage féminin central de cette série est Alba/Lidia (Blanca Suárez) et c'est mon personnage préféré de la série. Lidia est une jeune femme de caractère, très mystérieuse, dont le passé est parsemé de secrets, elle semble assez froide et calculatrice au premier abord, mais elle évolue au fil des épisodes et finit par s'attacher aux autres standardistes, elle n'en reste pas moins un personnage difficile à cerner, ambigu, notamment dans ses relations avec les hommes et c'est ce qui en fait son charme et son intérêt. Les personnages masculins,, quant à eux, sont beaucoup moins intéressants, plus stéréotypés (mari volage et violent, gamin pauvre qui devient riche grâce au mariage, fils mal-aimé d'un riche chef d'entreprise) et relativement plus effacés, ce qui n'est pas désagréable : je suis ravie de voir une série qui se concentre sur l'évolution de la femme en tant qu'être humain indépendant plutôt qu'en tant "qu'épouse/femme/fille de".

    [série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)[série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)

    [série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)[série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)

       La première saison est vraiment captivante du début à la fin, même si j'ai eu quelques difficultés avec le style musical adopté. En effet, les chansons de la série sont résolument plus modernes que celles que l'on pouvait entendre dans les années 20. Cela m'a un peu déstabilisée au départ car je ne comprenais pas cet anachronisme évident, mais d'épisode en épisode, cela ne m'a plus autant ennuyée, j'ai même beaucoup ri en voyant les personnages danser à la mode des années 20 sur une chanson des années 2010 dont le style n'avait plus rien en commun. Le destin de ces quatre femmes est vraiment singulier, ce qui nous permet d'entrevoir un peu la vie espagnole dans une période que l'on ne connait pas très bien, mais qui peut se transposer à l'ensemble des pays de l'Europe de l'Ouest à la même époque. 

       Cela faisait longtemps qu'une nouvelle série n'avait plus su me captiver comme celle-ci l'a fait, même si je regrette à nouveau l'omniprésence de la tension sexuelle. À croire qu'une série sans scènes érotiques, plans à trois, amours lesbiennes perdrait tout intérêt (même si je dois l'avouer que cela apporte ici une dimension supplémentaire à l'émancipation de la femme). Le dernier épisode de la saison est vraiment passionnant car de nouveaux éléments apparaissent donnant naissance à de nombreuses interrogations qui nous intriguent et donnent envie de connaitre la suite.

    [série espagnole] Las Chicas del Cable ∞ Review (Saison 1)

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    E N   C O N C L U S I O N

       C'est une série que je recommande fortement à tous ceux qui aiment les histoires d'amour tumultueuses, les manigances politiques et s'intéressent au combat des femmes pour leurs droits. Certains épisodes peuvent sembler un peu long (près d'une heure), mais au final, le format de 8 épisodes est un très bon choix et vu le final de l'épisode 8, la suite s'annonce palpitante et j'ai hâte de pouvoir la découvrir ! 9/10. 

    S.


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