• Stéph en Guyane (quelques nouvelles)

       Bonjour à tous ! Cela fait désormais deux mois que je suis en Guyane. Deux mois que j’ai quitté le froid belge pour la chaleur humide du département français situé en Amérique du Sud. Deux mois que je souffre en voyant le prix de mes tablettes de Milka au Super U (4€40 pour trois… ayez pitié de moi et envoyez-moi des tablettes par la poste !!!! lol) et deux mois que mon chien me manque.

       Mais, ces deux mois en Guyane m’ont également réservé de très bonnes surprises, suffisamment pour que j’aie envie d’écrire un article relatant un peu ma vie ici.

       Quand j’ai décroché ce poste de professeur de français en décembre, je me suis précipitée sur Google pour en apprendre plus sur ce département français dont j’ignorais tout (ou presque), mais j’ai trouvé très peu d’informations sur cette région. Même les photos étaient quasiment inexistantes et les rares choses trouvées concernaient Kourou et le centre spatial ou Cayenne, la ville principale. Mais moi, j’ai atterri dans la seconde ville : Saint Laurent du Maroni, et autant vous dire qu’il n’y avait quasiment rien sur cette ville sur Internet. La peur de l’inconnu s’est emparée de moi à l’époque, surtout que les rares informations trouvées étaient assez négatives et dépeignaient une ville qui semblait absolument horrible (une personne m’a même dit que j’allais y mourir de faim car il n’y avait rien à manger lol). Sincèrement, je pense que si j’avais trouvé un poste de professeur de français dans un lycée dans ma province en Belgique ou qu’on m’avait engagée comme professeur de FLE au Népal, je ne serais jamais venue ici. Je ne me suis pas réveillée un matin en me disant « Je veux trop aller en Guyane !!!! », mais en décembre, je n’avais pas beaucoup de choix qui s’offraient à moi. Je savais que je pouvais encore donner cours de citoyenneté dans un collège belge jusque début janvier, peut-être que j’allais être prolongée quelques semaines après, mais cette instabilité rendait ma situation assez précaire et il m’était impossible de prendre l’indépendance dont je rêvais tant, donc je savais que si je restais, j’allais continuer à vivre ma vie passivement, remplie de regrets. Le deuxième choix, c’était la Pologne. J’avais reçu une offre pour donner des cours de français langue étrangère, mais le statut proposé – celui d’indépendante – me laissait perplexe. Et puis, il y avait la Guyane. Ce grand département recherchant désespérément des professeurs, la possibilité – si je m’y plaisais – d’avoir du travail sur le long terme et surtout, la vie « d’expat » tout en ayant les avantages de me retrouver sur un territoire français et donc européen. C’est ce dernier élément qui m’a convaincue. Je pensais que mes difficultés à me « sociabiliser » et entrer en contact avec les autres êtres humains seraient quelque peu réduites si je me retrouvais dans un groupe de métros solidaires. Et en effet, c’est ce que j’ai trouvé : moi, la jeune femme qui ne sortais de chez elle que pour aller promener son chien et aller travailler, j’ai découvert un tout autre monde ici. Celui des diners et des soirées chez les collègues, des excursions en forêt, des voyages/week-ends entre amis. Tant de choses que je n’avais jamais connues et que j’avais enviées pendant tant d’années. J’ai eu l’impression de découvrir un tout nouveau monde et ça m’a presque fait oublier la chaleur. Bien sûr, tout n’est pas devenu rose pour autant. J’ai été une grande solitaire pendant tellement d’années que je ne suis pas complètement à l’aise avec les gens. J’ai toujours aussi peur de dire des bêtises, d’agir bizarrement, et chaque fois que je vois des gens, après je me tracasse à l’idée d’avoir dit un mot de travers ou d’avoir donné une mauvaise impression. Mais, je pense néanmoins que, petit à petit, je m’épanouis et que vivre loin de chez moi, dans une ville un peu perdue, m’aide à m’ouvrir aux autres et à me sentir plus apaisée. Ça fait longtemps que je n’ai plus fait de terreur nocturne, que mes larmes n’ont plus coulé une nuit où je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Il est vrai que j’ai malgré tout toujours certaines inquiétudes, que le travail que je fais n’est pas de tout repos, que parfois je me demande si j’ai bien fait de choisir l’enseignement, de m’entêter à vouloir à tout prix entreprendre des études universitaires, et si mon « éloignement » ne me fait pas passer à côté de certaines choses que j’aurais pu vivre en Belgique. Il faudra voir sur le moyen terme ce que ça donne, mais pour la première fois depuis longtemps, j’ai l’impression de réellement pouvoir prendre ma vie en main et ne plus être dépendante de mes parents (ce qui est un exploit en 27 ans d’existence).

       Si j’écris tout ça, ce n’est pas uniquement pour raconter ma vie, mais pour expliquer pourquoi j’ai (encore) disparu et délaissé le blog alors que j’arrivais à me tenir à « un article par semaine » (à peu près) depuis plusieurs mois. Mais, en octobre, j’ai commencé mes recherches de travail, et je n’ai cessé d’avoir des refus (ou d’être complètement ignorée) alors que j’ai répondu à une cinquantaine d’offres d’emploi. Ça m’avait mis un tel coup… Je ne m’y attendais tellement pas. J’avais fini par me résigner à donner un autre cours que le français, à un public que je ne connaissais pas tellement, et il est vrai que ça m’occupait, m’empêchait de broyer du noir du matin au soir en me sentant oppressée, mais j’étais loin de m’épanouir. Ensuite, les choses se sont précipitées, en moins d’un mois, j’ai dû préparer mon départ pour l’autre bout du monde, m’installer, entrer dans la vie active la semaine même de mon arrivée en Guyane et tout cela a été extrêmement épuisant…

       Néanmoins, j’aimerais reprendre ce blog. J’aimerais vous parler des voyages et excursions que je fais, vous faire découvrir une région que vous ne connaissez peut-être pas et aussi vous parler de mes dernières découvertes de livres et de séries. Car OUI, moi qui n’avais plus rien lu depuis octobre, je me suis remise à la lecture en février lors de mon séjour au Suriname en découvrant la joie de la lecture dans le hamac ! J’ai lu quatre romans en moins d’un mois et il s’agit de belles découvertes que je veux partager avec vous. Bref, j’ai pas mal de projets et j’espère pouvoir m’y tenir, surtout pour donner des informations aux gens qui, comme moi, débarquent en Guyane en ne sachant pas trop où ils mettent les pieds et ce qu’ils vont bien pouvoir y faire. Notez cependant qu’il s’agira d’informations données par une novice, je ne suis pas une pro de la région, mais je pense pouvoir quand même partager mes découvertes et peut-être aider ceux qui comme moi ne savent pas par où commencer leur périple.

       N’hésitez pas à me suivre sur instagram pour découvrir mes photos. Les légendes ne sont pas toujours étoffées, donc j’écrirai (si je bats ma procrastination) des articles plus détaillés sur le blog pour décrire tous les endroits que je découvre.

    S.


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  • DAMOCLES, NATOU NDONG

    [book] Damoclès ∞ Review

    F I C H E   D U   L I V R E

    Titre : Damoclès
    Auteur : Fatou Ndong
    Nombre de pages : 267 pages
    Genre : Roman sur la ségrégation
    Éditeur : Anyway, 2016

    S Y N O P S I S

      Madelyn Johnson, jeune afro-américaine de 17 ans pleine de vie, va malgré elle apprendre que tous les « blancs » ne sont pas tolérants face aux gens de « couleur ». Nous découvrirons l’évolution du racisme à travers les années avec les combats de Malcom X et Martin Luther King. Une histoire poignante qui vous poussera à réfléchir sur le racisme qui est malheureusement toujours présent de nos jours.

    (c) AMAZON

    M Y   I M P R E S S I O N (attention spoilers)

      On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle critique littéraire (oui, je sais, j’ai beaucoup de retard. J’ai d’ailleurs écrit beaucoup d’articles, mais je dois les relire pour l’orthographe avant de les poster et j’ai la flemme -_-). Je vais donc vous parler d’un roman qui m’a été donné de lire grâce à un partenariat littéraire avec Livraddict et je remercie l’auteur qui m’a envoyé son ebook.

       Alors, par où commencer… Déjà, je trouve que la couverture du livre n’est pas du tout attirante. Si je peux comprendre les raisons qui ont poussé à faire ce choix, il faut néanmoins admettre qu’il n’attire pas du tout le regard. Si j’étais sur Amazon à la recherche d’un roman à lire, je ne me serais jamais arrêtée sur cette couverture tellement elle est terne et fait peu professionnel. D’un point de vue strictement marketing, je pense que cette couverture est à retravailler (choisir de meilleures polices qui fassent moins « cheap » et « auto-édité », une photo plus réaliste avec des couleurs qui poussent le lecteur à s’arrêter pour lire le synopsis – car ce dernier est vraiment intéressant, mais je pense qu’on juge très souvent le livre à sa couverture à l’heure actuelle vu la multitude des romans qui sont à notre disposition).

    - Je rêve ou ce nègre me traite de menteur ? explosa James.
    La réponse eut le même effet sur le policier. Mais finalement, que pouvait-il dire ? Les deux réponses lui valaient de toute façon le même traitement. S'il affirmait que ce dont James l'accusait était vrai, il risquait sa vie et s'il répondait par la négative, cela signifierait qu'il le traitait de menteur et il risquait la même chose. L'agent jeta un oeil derrière lui, [...] Il décida qu'il valait mieux ranger sa matraque à sa place car trop de monde regardait.

       Ensuite, je trouve que le thème est très intéressant. Je ne sais pas si c’est le cas en France, mais en Belgique, on parle très peu de la ségrégation aux États-Unis. On passe toujours sur le sujet très rapidement et la plupart de mes connaissances sur le sujet ont été acquises par mes lectures hors cadre scolaire, mais j’avoue avoir encore beaucoup de lacunes sur le sujet. C’est d’ailleurs ce manque de connaissances qui m’a posé le plus de problème durant ma lecture. En effet, manquant de repères chronologiques, j’ai parfois été perdue dans le listing des événements qui apparaît dans le roman et par certains personnages que je ne connaissais pas très bien (notamment tout ce qui entoure Malcolm X et le mouvement Nation of Islam). Par conséquent, je pense qu’il aurait pu être utile de rajouter une page avec quelques informations chronologiques sur le sujet en annexe au roman afin de donner au lecteur l’ancrage nécessaire pour qu’il ne se noie pas. Ce serait d’autant plus utile que le roman mêle personnages historiques (secondaires) aux personnages de fiction, ce qui m’a encore plus emmêlé les pinceaux. Néanmoins, après coup, j’ai trouvé ma lecture très riche en renseignements, j’ai appris énormément de choses et je reste sur ma première impression : traiter de ce sujet en choisissant l’époque où les choses commencent vraiment à bouger (entrainant dans leur sillage une violence exacerbée) est un choix judicieux de la part de l’auteur (même si le passage avec le chien du vieil homme m’a brisé le cœur - mais il ne s'agit que d'un exemple parmi d'autres de la cruauté de l'être humain).

       Le thème et l’époque sont donc les gros plus du livre. J’ai aussi aimé que l’auteur traite du sujet à travers une relation (amoureuse ou amicale ?) interraciale, ce qui permet d’autant plus de souligner les rouages de domination dans la société de l’époque et les conséquences de ces unions. C’est d’autant plus intéressant d’avoir fait des protagonistes principaux des adolescents qui vont entrer dans la vie adulte car on remarque déjà comment ils ont été conditionnés par leur environnement, alors que lorsqu’ils étaient enfant, les différences ne se marquaient pas autant. C’était également une bonne idée d’insérer quelques passages des lois Jim Crow dans l’ouvrage pour montrer l’aberration du système mis en place (penser qu’il est resté en vigueur jusque dans les années 1960 fait froid dans le dos tellement c’est récent) et expliciter le comportement de certains personnages et certains événements du roman. L’intrigue secondaire (dispute du père des jumeaux et de son ancien associé) m’a semblé superflue. L’histoire se concentre vraiment sur l’aspect ségrégationniste de la société américaine du début des années 60 et ne pas déborder, ou alors mener à une véritable guerre politique dont l’égalité des « races » aurait été l’enjeu lors de la campagne pour la mairie, ce qui n’a malheureusement pas été le cas - ce qui renforce encore plus l'inutilité des personnages adultes en fin de compte.

       Si j’ai beaucoup aimé l’histoire et la façon dont elle est traitée (point de vue des adolescents), le problème principal réside selon moi dans la structure narrative. L’écriture de l’auteur est très fluide, ça se lit aisément, mais je n’ai pas compris la raison pour laquelle elle fait intervenir autant de narrateurs. J’ai du mal à apprécier les narrateurs-personnages et je dois avouer que j’ai été encore plus déroutée que le narrateur soit un personnage différent à chaque chapitre. Selon moi, ça a beaucoup décousu la narration et ça a instauré une certaine redondance notamment du fait que certains événements étaient relatés sous différents points de vue… Personnellement, je n’ai pas du tout aimé ce choix et je pense qu’il ne sert pas vraiment l’histoire, au contraire, il l’allonge, crée des longueurs et des points morts, ce qui est assez dommage car l’histoire est suffisamment riche pour ne pas tomber dans ce travers. Je pense que l’histoire aurait gagné en profondeur si le narrateur avait été omniscient ou s’il s’agissait d’un seul personnage (à la limite deux pour alterner le point de vue du Blanc et du Noir), ça aurait moins dispersé le récit et l’aurait rendu plus cohérent et aisé à suivre.

    Jamais je ne m'étais demandé quel était le nom de famille de tel ou tel nègre. Le surnom de nègre, d'ailleurs, je le connaissais depuis l'enfance et personne ne s'en était jamais plaint ! Mon père l'employait, ma mère l'employait et tout le monde autour de moi l'employait. Appelons un chat, un chat, c'était bien ce qu'ils étaient, non ?

       Si j’ai été séduite par le personnage de Madelyn, j’ai beaucoup moins apprécié les autres personnages. Déjà, j’ai trouvé qu’il y en avait trop, ce qui une fois de plus a contribué à disperser les choses, mais en plus, j’ai trouvé qu’ils étaient tous extrêmement antipathiques, même les jumeaux (même s’ils permettent de mettre en exergue les différents points de vue sur la question de la ségrégation).

       La fin, quant à elle, m’a laissée perplexe. Soit j’ai lu trop vite le roman, soit il va y avoir une suite car je trouve que de nombreuses questions sont restées sans réponse, ce qui est dommage (notamment la réaction de la mère dans le prologue qui est très ambiguë : quel événement a causé cette réaction de sa part ? Car plusieurs pourraient en être la source… Et surtout, qu’arrive-t-il à Madelyn et les frères Harper ?). C’est vraiment frustrant de terminer le roman ainsi, le prologue aurait dû apporter ces réponses plutôt que de donner des informations plic-ploc, sans réelle réponse, mêlant données historiques et fictives, ce qui m’a encore plus agacée car j’attendais vraiment autre chose (pour moi, soit il fallait conclure la fiction avec le dernier chapitre et faire un prologue purement histoire, soit il aurait fallu faire un prologue uniquement fictif).

    P O U R   A L L E R   P L U S   L O I N

       J'ai rédigé une critique sur le film "Selma" qui parle également de ce sujet, je vous invite à la lire en cliquant ICI. Sur la fiche, je parle de quelques ouvrages intéressants à lire sur la ségrégation américaine. Je rajouterai également les informations suivantes : 

    Lois Jim Crow (Wikipédia) ∞ Lois Jim Crow (RFI) ∞ Ségrégation dans les années 60 (Le Figaro) ∞ Ségrégation raciale (NOFI) ∞ Interview de l'auteur (blog de Grâce M.) ∞ Malcolm X (Wikipédia) ∞ Maya Angelou (Wikipédia, auteur)

    Merci à Livraddict pour ce partenariat.

    E N   C O N C L U S I O N

    ★★★☆☆   

       Pour conclure, je dirais que le roman est intéressant à lire, mais je suis beaucoup plus nuancée que certaines critiques que j’ai pu lire. Pour qu’il soit la perle décrite par certains, je pense qu’il faudrait revoir entièrement la structure narrative (un seul narrateur, approfondir l’aspect ségrégationniste, débarrasser le roman des à-côtés inutiles et surtout, donner une véritable fin qui ne laisse pas tant de questions en suspens). Certains éléments sont évoqués de façon trop superficielle, mais le roman reste riche en informations diverses sur le sujet et c’est une lecture agréable, on s'attache vraiment à Madelyn. Et surtout, il faut changer la couverture du roman ! Cette couverture est un gros point noir qui ne fait pas du tout professionnel et ne met pas le livre en valeur, ce qui est très dommage. 7/10.

    S.


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  • LA JEUNE FILLE SUR LA FALAISE, LUCINDA RILEY

    [book] La Jeune fille sur la falaise ∞ Review

    F I C H E   D U   L I V R E

    Titre : La Jeune fille sur la falaise
    Auteur : Lucinda Riley
    Nombre de pages : 640 pages
    Genre : Romance dramatique
    Éditeur : Charleston, 2017

    S Y N O P S I S

       En plein chaos sentimental, Grania Ryan quitte New York pour aller se ressourcer en Irlande, dans la ferme familiale. C'est là, au bord d'une falaise, qu'elle rencontre Aurora Lisle, une petite fille étrange et attirante qui va changer sa vie... En trouvant de vieilles lettres datant de 1914, Grania va découvrir le lien qui unit leurs deux familles depuis des années. D'une histoire d'amour incroyable à Londres en temps de guerre à une relation compliquée dans le New York d'aujourd'hui, les destins des Ryan et des Lisle s'entremêlent tragiquement depuis un siècle. Mais quel est ce secret qui est à l'origine de presque cent ans de chagrins ? Obsédante, exaltante et bouleversante, l'histoire d'Aurora raconte le triomphe de l'amour sur la mort.

    (c) AMAZON

    M Y   I M P R E S S I O N (attention spoilers)

       Si je me suis lancée sans grande conviction dans la lecture de ce roman, j’ai néanmoins été très vite happée par l’histoire. Au début du roman, c’est Aurora qui prend la parole en se présentant comme une vieille femme arrivée au bout de sa vie et qui décide de prendre la plume pour raconter l’histoire de sa famille. J’admets que les incursions d’Aurora dans la narration m’ont toujours un peu surprise, voire dérangée. Si au début du roman je pouvais comprendre son intervention (ça présente un peu le roman comme des mémoires, lui confère une impression de « vrai » que j’aime tant retrouver dans les romans), ses interventions par la suite m’ont ennuyée, j’avais l’impression qu’elle venait interrompre la trame narrative. J’ai d’ailleurs lu ces parties en diagonale car selon moi, elles n’apportaient rien au roman (sauf peut-être à la fin pour expliquer sa démarche). Néanmoins, la suite du roman m’a rapidement convaincue. L’histoire commence au début des années 2000 en Irlande et relate la première rencontre de Grania et d’Aurora. J’ai aimé comment l’auteur entourait cette rencontre de mystère (notamment par la description des paysages : ça donne envie de visiter l’Irlande) car je me suis souvent retrouvée à hésiter : Aurora était-elle bien réelle ? Ne s’agissait-il pas d’un fantôme ? Ce sont ces hésitations qui m’ont donné envie de lire la suite du roman, j’avais envie d’en apprendre plus sur cette petite fille qui semblait si étrange et du rôle qu’elle allait jouer dans la vie de Grania. J’ai donc dévoré une centaine de pages sans m’en rendre compte, juste pour savoir où la rencontre de Grania et d’Aurora allait mener. Cette rencontre m'a également permis de voir Grania sous un autre angle, plus humain, alors que jusque-là je l'avais mise dans la catégorie "femme têtue, fière, qui a tout, mais ne s'en contente pas", ce qui la rendait extrêmement antipathique à mes yeux.

    J'aimerais pouvoir dire que nous avons tiré les leçons du passé. Pourtant, les hommes regardent rarement derrière eux, jusqu'à ce qu'ils reproduisent les mêmes erreurs, mais alors il est trop tard car leur opinion ne compte plus.

       Ensuite, on a fait un bond dans le temps (à environ 20% du roman) : grâce aux lettres que Grania retrouve, on découvre l’histoire de sa grand-mère Mary à partir de 1914. J'ignorais que ce procédé était aussi fréquent, mais dans les derniers romans que j’ai lus, je vois beaucoup de sauts dans le temps, de destins qui s’entremêlent d’une génération à une autre, je pensais d’ailleurs que je n’allais pas trop aimer ces sauts dans le temps, mais en réalité, j’ai beaucoup aimé cette incursion dans la vie d’une jeune Irlandaise en plein chaos européen. C’est d’ailleurs la partie du roman que j’ai préférée et j’ai regretté qu’au final, elle ne représente que 20% du roman. J’ai adoré la description de la vie de Mary et sa force de caractère, son courage en ont fait l’un des personnages les plus attachants du roman. Elle n’a pas été épargnée par le destin, mais elle a fait preuve d’une grande force, même si elle avait du mal à comprendre les changements de mentalité de l’après-guerre. Sa relation avec Anna, la petite orpheline dont elle était la gouvernante, m’a tout particulièrement touchée : il ne faut pas nécessairement être unis par le sang pour former une famille (en cela, Grania se rapprochera fortement de sa grand-mère).

       Après une telle incursion dans le passé, qui m’a laissé un très bon souvenir de lecture, revenir dans le présent a été quelque peu difficile pour moi, au point que j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à la seconde partie du roman.

    En Amérique, on croit à la magie, tout comme moi, parce que cette jeune nation ne connaît pas encore le cynisme et la sagesse, qui ne viennent qu'avec l'âge.

       Au fil des pages, on découvre les liens qui unissent la famille de Grania à celle de d’Aurora, et selon moi, il aurait mieux fallu que ça s’arrête à la moitié du roman, après les révélations sur l’histoire de Mary car ensuite, ça part un peu dans tous les sens. On va passer par tous les drames possibles et imaginables, histoire d’accentuer encore plus la dichotomie entre les deux familles en présence et le malheur qui entoure chacun de leurs contacts. On refait un saut dans le temps, en atterrissant dans les années 70, à l’époque de l’adolescence de Kathleen la mère de Grania, on rajoute quelques drames, une famille qui se déchire. Puis, on repart au début du 21e siècle, on rajoute un drame dans l’histoire d’Aurora. Enfin, les choses semblent s’arranger, on leur laisse quelques années de bonheur et puis on se retrouve dans les années 2010 et c’est reparti pour un drame qui cette fois-ci est présenté comme un retour à la normale, à la paix. Oui, mais non. J’ai trouvé la fin tellement injuste ! Le roman, dans sa forme (« il était une fois », Aurora qui porte le nom de la princesse dans La Belle au bois dormant) rappelle les contes de fée, on s’attend donc à ce que ça se termine par un « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », mais l’auteure a décidé de nous en faire voir de toutes les couleurs jusqu’au bout, détruisant nos dernières espérances… Ça m’a semblé à la limite du sadisme, comment a-t-elle pu torturer ces personnages à ce point ? En entrainant ses lecteurs avec elle ? Oui, j’ai été déçue par la fin, j’aurais aimé que les choses se terminent bien et je n’arrive pas à voir l’espoir, la paix que l’auteur cherche à mettre en avant avec une telle fin.

    La souffrance nous apporte aussi la force et la sagesse, et fait tout autant partie de la vie que le bonheur. Il y a un équilibre naturel en toute chose. Et comment saurions-nous que nous sommes heureux si nous n'étions pas tristes parfois ?

       Cela ne veut pas dire que je regrette d’avoir lu ce roman. J’ai apprécié l’écriture de Lucinda Riley : elle est très fluide, entrainante, captivante. On tourne les pages les unes après les autres sans trop de difficultés. On est subjugués par les beaux paysages irlandais, par les bâtiments somptueux qui sont décrits, on est hypnotisés par le personnage d’Aurora qui a quelque chose d’obsédant et d'envoutant (elle est tellement vivante tout en étant décrite comme un personnage presque fantomatique au début du roman). Le personnage d’Aurora m’a beaucoup fait sourire, elle semblait tellement adulte, ce qui contrastait avec sa description physique. J’ai aussi aimé l’incursion dans l’Histoire, les liens entre l’Angleterre et la Russie au moment de la révolution russe, la danse classique (qui est un thème récurrent dans le roman et qui unit les générations, tout en jouant également le rôle de barrière entre les deux familles). J’ai néanmoins quelques déceptions. Notamment la fin (bon ça, vous l’aurez compris), mais aussi l’impression que quelque chose manque, par exemple dans la vie de Mary (pour l’histoire avec son fiancé irlandais, la famille de son époux qui coupe les ponts, la fin de sa vie) et dans l’histoire de la mère biologique d’Anna (les détails qu’on découvre auraient dû être étoffés selon moi, surtout ses liens avec l’aristocratie russe, son destin, ses liens avec l’Angleterre). Je n’ai pas non plus été convaincue par le personnage de Grania qui m’a semblé très antipathique, en particulier dans sa relation avec Matt – je me serais volontiers passée de leur histoire.

    E N   C O N C L U S I O N

    ★★★★☆   

       Une première moitié vraiment trépidante, hypnotique, entourée de mystères avec des personnages attachants et consistants. Mais la seconde partie du roman sombre un peu trop dans le drame à mon gout, ce qui donne certaines longueurs au roman. Sans oublier la fin que j'ai détestée et qui me laisse sur ma faim, même si - comme l'ensemble du roman - elle apporte son lot d'émotions. 7,5/10. 

    S.


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  • Habitudes de lecture (bookclub, ebook, etc.)

    Bonjour à tous !

       Aujourd'hui, je vais vous parler de mes habitudes de lecture et bien sûr, je vous invite à me partager les vôtres en commentaires !

       Cet article me trotte dans la tête depuis un certain temps, mais je ne savais pas trop comment le tourner, quels sujets aborder exactement et après mûre réflexion, me voici lancée ! J'ai essayé de rendre cet article le plus clair possible, si tel n'est pas le cas, je m'en excuse, mais j'avais tellement de choses à dire haha.

     

    •    MES DEBUTS DE LECTRICE   

     

       J'ai commencé la lecture très jeune car ma maman a toujours été une grande lectrice, donc elle a tenté de transmettre sa passion à mon frère et à moi. Toute petite déjà, elle m'achetait de nombreux livres pour enfants (la bibliothèque verte, rose, le club des 5, Alice détective) ainsi que des bandes dessinées (je suis belge, donc difficile de passer à côté des nombreuses BD : Bob et Bobette, Tintin + abonnement au Journal de Spirou lol) et en grandissant, je me suis dirigée vers la lecture plus "sentimentale". Je me souviens que j'étais une grande fan de la collection "Coeur Grenadine" au collège. J'adorais lire les aventures de jeunes filles de mon âge qui tombaient amoureuses pour la première fois... J'ai longtemps espéré vivre une telle romance en vain (plus grande déception de ma vie ^^). En grandissant, je suis restée dans le domaine "sentimental" avec les éditions "Harlequin". Ma maman a commencé à en lire dans les années 80 et je me souviens que lorsque je les lisais, 20 ans plus tard, je trouvais souvent que les histoires étaient un peu désuètes et répétitives (j'ai dû en lire des histoires où la secrétaire - seul métier que semblaient pouvoir exercer les femmes à l'époque - tombait amoureuse de son patron), mais j'ai réellement trouvé ma voie dans la collection "Les historiques" de cette maison d'édition. Pour moi, ça a été comme une révélation : un roman qui mêlait romance (parfois érotisme) et contexte historique... J'avais trouvé mon bonheur, mais j'étais toujours très gênée lorsque je dévalisais le rayon à Auchan et que la caissière m'adressait un petit clin d'oeil complice au vu des couvertures... Ce sentiment s'est renforcé lorsque j'ai commencé mes études en littérature française à la fac... Je me souviens encore maintenant (alors que ça date de 2010) du petit commentaire perfide de mon professeur sur les éditions Harlequin... Selon lui, ce n'était pas "de la littérature", ça n'aurait même jamais dû être imprimé. Je ne sais pas vous, mais je suis assez influençable et lorsque quelqu'un critique quelque chose que j'aime, je finis souvent par m'en détourner, par peur du "quand dira-t-on". Au point que j'en ai créé une véritable "insécurité littéraire". Je n'osais pas prendre mon roman fétiche avec moi à la fac pour le lire entre deux cours contrairement aux autres étudiants qui lisaient "la grande littérature", je lisais toujours en cachette dans mon lit le soir ou dans mon divan. Quelques années plus tard, les romans sentimentaux et érotiques, sont beaucoup moins dénigrés je pense, notamment grâce au succès de Cinquante nuances de Grey. Personnellement, je n'ai pas lu ces romans, mais je pense que les jeunes femmes exposent plus facilement les couvertures suggestives de leurs romans d'amour maintenant et je me dis que j'aurais bien aimé que cela arrive quelques années plus tôt. Bref, vers l'âge de 21 ans, j'ai tout simplement arrêté de lire pour mon plaisir... J'étais dégoutée de la lecture à cause de tous les romans que l'on m'obligeait à lire à la fac et qui ne me plaisaient guère, et j'en avais assez de me sentir inférieure parce que je lisais des "romans bas de gamme". La traversée du désert fut très longue... Je me suis remise à la lecture à 26 ans (il y a un an), mais à plus petites doses... Dire qu'avant il m'arrivait de lire deux romans Harlequin par jour... Maintenant, il me faut une ou deux semaines pour finir un roman... 

     

    •    E-BOOKS   

     

       Le renouveau pour moi est venu grâce aux e-books. Pendant cinq ans, j'ai acheté quelques livres, j'ai essayé de lire ceux que ma mère continuait d'acheter, mais je n'arrivais jamais à lire plus d'un chapitre... La flamme n'était plus là, plus rien ne m'intéressait... Je ne sais pas si c'est parce que j'ai lu trop de romans d'amour (j'en ai des milliers dans mon grenier) ou si c'est parce que ma vie personnelle est à des kilomètres de ce qui me faisait jadis rêver, mais je trouve souvent que les histoires sont trop répétitives, il n'y a pas assez de suspense, l'écriture est fade : je ne suis plus transportée. Et puis un jour, j'ai eu envie de m'installer sur un transat dans le jardin avec un bon livre et... c'est là que j'ai découvert les e-book que je lis avec ma tablette Samsung. J'étais très sceptique quant à la lecture numérique, j'ai très longtemps pensé que je n'arriverais pas à me passer de l'objet livre, mais en fait, c'est le numérique qui m'a permis de renouer avec la lecture. Au départ, j'achetais surtout des livres pour la fac que j'avais oublié de commander et que je devais lire pour mon examen le lendemain (je sais, c'est honteux lol). Et je me suis très vite prise au jeu, on se retrouve avec un énorme catalogue à portée de bras sur Amazon, et ce, à des prix bien plus avantageux. Je n'ai plus à me soucier du "qui a touché le livre avant moi" (je suis une véritable phobique des microbes, je dois me laver les mains 20 fois par jour), de l'odeur du livre (je déteste l'odeur des livres anciens), et surtout, je peux agrandir le texte ! Pour moi, c'est THE révélation. Je suis myope et parfois c'est vraiment dur de trouver une position idéale pour livre un livre sans que mes lunettes me rentrent dans le visage ou devoir forcer, donc je mets le texte en super grand et je peux me passer de lunettes. J'aime aussi le fait qu'il m'indique le % du livre que j'ai déjà lu (j'avais tendance à toujours compter le nombre de pages qu'il me restait), je ne peux plus me spoiler et lire la fin du livre (je ne suis pas très à l'aise avec l'outil numérique, je n'ai pas encore trouvé comment lire les dernières pages directement, c'était vraiment une sale manie que j'avais), quand on lit des "briques" de 600 pages, la tablette est vraiment agréable car c'est plus facilement malléable. Les deux problèmes de taille que j'ai néanmoins sont : - ne plus oser lire dans mon bain (vous imaginez si je fais tomber ma tablette qui m'a couté un bras dans l'eau ?!) et - le soleil. J'ai beau régler la luminosité, cela reste un écran, donc pas facile de lire quand il y a beaucoup de soleil, à moins de me cacher sous une couverture, ce qui est un peu dérangeant (en plus elle chauffe un peu quand je suis au soleil, ça brule un peu les doigts). Vous l'aurez compris, la lecture numérique fut une bouffée d'air frais pour moi et depuis, je ne lis quasiment plus que dans ce format. Je trouve juste qu'il n'est pas toujours aisé de trouver le livre qu'on a envie de lire sur kindle car la catégorisation des ouvrages laisse à désirer. Je suis encore à la recherche DU roman qui mélangera exotisme, romance et contexte historique, et qui me fera rêver... Mais je ne désespère pas.

     

    •    PARTENARIAT LITTERAIRE ET BOOKCLUB BELFOND   

     

    Habitudes de lecture (bookclub, ebook, etc.)

       Sur les articles de mes chroniques littéraires, vous voyez parfois que je remercie Livraddict ou Netgalley, en fait, il s'agit de "partenariat littéraire". Je reçois des livres gratuitement et en échange, je dois les lire dans une certaine période et publier une critique. J'avoue que j'adore le principe car ça permet vraiment de découvrir de nombreux livres et auteurs que je n'aurais jamais lu en temps normal. De plus, il y a un petit côté challenge que j'aime beaucoup. J'ai eu la chance de tomber sur des romans que j'ai vraiment appréciés, alors je continue à suivre ces deux sites dans l'espoir de découvrir de nouvelles perles. L'inscription est gratuite, si cela vous intéresse, vous pouvez vous y inscrire. J'aime beaucoup le forum Livraddict par ailleurs car c'est une grande communauté de lecteurs avec de nombreuses activités (des swaps, des challenges de lectures, des avis etc.), il m'arrive d'y rester pendant des heures. 

       Quant au bookclub... J'en ai déjà parlé sur facebook et mon autre blog, mais j'ai toujours voulu participer à un club de lecture (je suis trop influencée par les séries américaines, mais quand on les voit se réunir autour d'un livre tout en mangeant des gâteaux, ça donne envie de les rejoindre). À une époque, j'avais essayé de lancement le mouvement avec une amie, mais elle n'a finalement jamais acheté le livre, puis à deux, ce n'est pas si amusant. Plusieurs clubs de lecture sont organisés sur Livraddict, j'ai souvent guetté le choix du livre dans l'espoir de tomber sur un roman qui me plaise et me donne envie de le lire et de participer, malheureusement, les ouvrages ne m'ont jamais tentée plus que ça, donc au final je n'ai pas participé. La révélation m'est venue peu de temps après mon retour de Chine. En surfant sur le net, je suis tombée sur un blog littéraire qui parlait de ce fameux club et j'ai rapidement rejoint la page facebook "Le Cercle des lecteurs Belfond" pour assouvir ma curiosité. Je suis tout de suite tombée sous le charme du projet. Déjà, je trouve que les livres sélectionnées conviennent parfaitement à mes gouts : un peu de romance, des contextes historiques, des thèmes de société abordés, écriture convaincante... La collection Le Cercle des éditions Belfond a vraiment tout pour me charmer et l'idée de créer un club de lecture autour d'un roman de la collection chaque mois est vraiment séduisante. Chaque mois, un livre est choisi pour un bookclub et on a la possibilité de gagner dix exemplaires du roman. Pour ma part, j'ai participé au bookclub du 2 juillet sur le roman "Les Orphelins du bout du monde" de Harmony Verna (critique du roman à venir dans un avenir proche). Non seulement j'ai adoré le roman, mais en plus, j'ai beaucoup apprécié la manière dont le bookclub se déroule : la responsable de la collection poste plusieurs questions sur le groupe facebook notamment sur les thèmes, les parallèles qui peuvent être faits avec d'autres romans (les questions sont vraiment très intéressantes, elles permettent de faire des rapprochements inattendus et poussent vraiment les membres à participer), l'auteur et la traductrice peuvent également intervenir, les membres sont tous très sympathiques, le bookclub dure plusieurs heures ce qui permet à tous de participer quand on a un peu de temps. J'ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec d'autres lectrices et je n'ai pas vu les heures défiler ce jour-là ! J'ai tellement aimé l'expérience que je remets le couvert pour le prochain bookclub : j'ai gagné un exemplaire de "Les Lumières de Cape Cod" de Beatriz Williams et j'ai hâte d'être le 27 aout ! Si vous aussi vous voulez participer, n'attendez plus, procurez-vous le roman et rejoignez la page facebook pour la prochaine discussion ! ^-^

     

    •    BLOGS LITTERAIRES ET BOOKTUBERS   

     

      Est-ce que vous suivez des blogs littéraires ? J'ai vu qu'il existe aussi des youtubeurs littéraires (les "booktubeurs"), est-ce que vous en suivez ? Personnellement, je lis de temps en temps des chroniques, mais je ne suis pas du tout fan des booktubeurs et des chaines littéraires (ni des chaines de critique en règle générale). En fait, quand je vais sur youtube, c'est juste pour écouter de la musique et parfois pour regarder une vidéo d'un humoriste ou un passage d'une émission que j'ai vue et que je veux revoir. J'ai l'impression que les gens qui critiquent sur youtube brassent beaucoup de vent, ils se mettent trop en scène, du coup il faut parfois attendre un certain temps avant d'obtenir l'information que l'on cherche et on ne peut pas zapper certains passages pour arriver à l'endroit que l'on souhaite car il n'y a pas vraiment d'index... Alors que dans un texte, c'est facile de lire en diagonale et de trouver les passages qui nous intéressent. Après, je trouve que visuellement, c'est plus joli à regarder qu'un gros bloc de texte, il y a des gens qui font de jolis montages et qui sont vraiment doués pour ça, mais je n'arrive pas à adhérer. J'ai l'impression que le blog littéraire, c'est plus par passion, partage... et souvent j'y retrouve plus facilement l'information que je recherche. Sans oublier la section commentaires : sur un blog littéraire, on aura plus droit à des avis, alors que sur une chaine youtube, la section risque d'être "polluée" par des éléments externes à la critique, du genre "Oh tu es trop jolie. J'adore ton haut !". Mais ce n'est que mon avis personnel et cela n'engage que moi.

     

    •    QUESTIONS EN VRAC   

     

       Pour terminer cet article... Je vais vous poser quelques questions auxquelles vous pourrez répondre en commentaires pour qu'on puisse discuter un peu :P Vous souvenez-vous de votre premier livre ? Quel genre de livre aimez-vous lire ? Vous lisez vos ebooks sur tablette ou sur liseuse ? Aimez-vous acheter des livres d'occasion ? Fréquentez-vous une bibliothèque ? Avez-vous déjà participé à des challenges littéraires ? Lisez-vous les tomes d'une saga les uns après les autres ou les lisez-vous au fur et à mesure qu'ils sortent ? Vous arrive-t-il de lire dans d'autres langues (par exemple en VO) ? Lisez-vous toute l'année ou uniquement en vacances ?

    J'ai hâte de lire vos commentaires !

    Stéphanie


    9 commentaires
  • DE L'AUTRE COTE DES MONDES, MELANIE DE COSTER

    [book] De l'Autre côté des mondes ∞ Review

    F I C H E   D U   L I V R E

    Titre : De l'Autre côté des mondes
    Auteur : Mélanie De Coster
    Nombre de pages : 151 pages
    Genre : Roman fantastique
    Éditeur : Auto-édité, 2012

    S Y N O P S I S

       Les temps changent' affirme l'Homme aux Noix. Les Bâclés ne le contrediront pas. Ils étaient rejetés par tous, ils ont été propulsé sauveurs de l'humanité. Dans un monde parallèle, peut-être, mais qui pourrait avoir des répercussions sur leur propre univers. Avant de rencontrer le Balafré, ils devront éviter des ombres armées de griffes, trouver des fermes invisibles, apprivoiser des êtres de légende... Apprendre, aussi, à reconnaître leurs amis. Laléa a besoin d'eux. Les Bâclés ont peut-être aussi besoin de Laléa. Merlin, leur professeur, sera leur guide dans leur traversée vers cet autre monde. Il sait que son aide ne sera pas suffisante. Et pourtant, il ignore encore qui hurle dans la nuit, et quels animaux se créent dans les secrets des châteaux. Les Bâclés avancent... Un roman de fantasy dans un univers parallèle !

    (c) AMAZON

    M Y   I M P R E S S I O N (attention spoilers)

       Si le résumé m’a beaucoup intriguée et m’avait donné envie de lire le livre (à défaut de la couverture qui fait vraiment peu professionnel), le début de ma lecture me déçut fortement (même si le premier paragraphe avait suscité ma curiosité). En effet, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire et pour être franche, elle ne m’a jamais réellement emballée. Les récits fantastiques m’attirent pourtant beaucoup, mais avec ce roman, la magie n’a pas pris malheureusement. Le monde de Laléa n’a jamais su me faire voyager. J’ai trouvé que les rares éléments fantastiques de ce monde manquaient d’originalité (sauf le schlirb, j’ai beaucoup aimé ce personnage). L’auteur n’a pas su créer un monde différent qui nous captive. La partie qui se déroule dans le château à la fin est vraiment tirée par les cheveux, manque du rythme et de créativité.

    Il faut que j'écrive l'histoire. Au cas où d'autres trouveraient à leur tour la porte. Ils étaient six, six jeunes en panne d'aventure. Cinq sont repartis, différents de ce qu'ils avaient été, et l'un d'entre eux est resté. C'était il y a longtemps maintenant...

       Le problème principal de ce roman, selon moi, est son manque d’action. L’auteur utilise énormément la narration pour décrire les paysages, rapporter les paroles des individus, il aurait fallu mieux insérer les dialogues pour donner plus de rythme à l’histoire. Pour être franche, j’ai eu beaucoup de mal à arriver au bout de l’histoire et j’ai été soulagée qu’il n’y ait pas trop de pages (je ne pense pas que j’aurais été capable d’en lire 300). Au point que j’ai lu une bonne partie de la narration en diagonale tant j’étais peu inspirée par l’histoire et l’écriture.

       L’avantage majeur de ce roman vient des personnages principaux qui sont handicapés. J’ai rarement eu l’occasion de lire des romans où les héros sont en chaise roulante. Je pense que la dernière fois, c’était dans un roman de Didier Van Cauwelaert : La demi-pensionnaire quand j’étais au collège. C’est d’autant plus étonnant de retrouver ce type de personnage dans un roman fantastique où la mobilité peut se révéler être un enjeu majeur. J’ai aimé le traitement dont l’handicap a fait l’objet. L’auteur insiste sur leurs difficultés à s’intégrer avec les autres élèves, le rejet dont ils souffrent (tant à l’école que par leur entourage). J’ai été très touchée par leurs histoires et j’ai aimé que dans l’autre monde, cet handicap soit gommé, leur permettant d’être de véritables héros, de prendre confiance en eux et aussi de dépasser leurs démons (suscitant parfois des vocations) et de les rapprocher plus que jamais. Si le traitement de ces personnages est intéressant, il n’en est rien de celui de Merlin. Je l’ai vraiment trouvé très ambigu : est-il gentil ou méchant ? Quel est son véritable rôle dans cette histoire ? Il m’a semblé beaucoup trop superficiel et n’était pas à la hauteur du rôle de pilier que l’auteur a tenté de lui attribuer.

       De plus, de nombreuses questions sont pour moi restées sans réponse et j’avoue que ça me dérange quelque peu : quel était vraiment le statut du père de Cosmo ? Qui était Merlin en réalité ? Comment a-t-il découvert ce monde ? Comment le balafré a-t-il tourné ainsi ? J’ai aussi trouvé un peu trop de similitudes avec d’autres univers fantastiques. Par exemple, Le Duc m’a beaucoup fait penser à Dobby de Harry Potter.

    « J'aimerais être à Laléa. On aurait été en sécurité là-bas ». Ils hochèrent tous la tête, oubliant les monstres griffus, qui sortaient la nuit, les routes aux temps changeant et les dangers innombrables dont ils ne pouvaient pas encore avoir conscience. Laléa devenait leur royaume de rêve, le refuge oublié où tous les enfants sont des héros, le monde où ils avaient leur place.

       Enfin, comme dit plus haut, la fin est assez décevante, trop plate. Je n’ai pas du tout aimé comment les choses se finissaient. J’ai eu l’impression de rester sur ma faim… Je pense que l’auteur a voulu trop en faire en si peu de pages et par conséquent, elle n’a rien su véritablement approfondir, tout est resté en surface et la fin est à l’image de cette impression. J’ai eu l’impression de me retrouver dans Super Mario Bros et que je devais me retrouver dans les dédales de couloirs pour sauver la princesse… Sans oublier « l’Homme aux noix » qui est, d’après moi, très mal intégré dans l’histoire : j’ai eu l’impression qu’on le sortait un peu de nulle part pour tenter de donner une explication à tous les événements.

       Si le roman ne m’a pas vraiment plu, je pense qu’il pourrait plaire à d’autres : il est court et je pense qu’on peut s’intéresser à l’histoire si on fait quelques efforts.

    Merci à Livraddict pour ce partenariat.

    E N   C O N C L U S I O N

    ★★★☆☆   

       Une histoire un peu trop superficielle, lente et naïve à tous les niveaux (description du monde parallèle, les personnages), mais qui a le mérite de faire de jeunes handicapés des héros prêts à sauver le monde. 6,5/10. 

    S.


    2 commentaires



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